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Par Jean Rohmer, expert en traitement
de l'information, Groupe Thalès.
Il nous est apparu en effet que le mouvement
d'externalisation de l'exploitation et de la construction
des systèmes d'information vers des fournisseurs
extérieurs, doublé de la généralisation
des systèmes de gestion intégrés,
rendait plus étroit l'angle de vision sur le traitement
de l'information lorsque l'on se plaçait du seul
point de vue de l'entreprise.
La tendance méthodologique actuelle de l'entreprise
tend à simplifier son point de vue sur le traitement
de l'information, au même moment où son
environnement se complexifie.
Mais le monde étant complexe, l'affirmation précédente,
-de par sa simplicité- est évidemment fausse,
comme l'a montré le premier exposé de janvier
2005
:
Intégration de la conception assistée par
ordinateur (CAO) et du Référentiel Produit
(nomenclatures,….)
:
mythe ou réalité ? Jean Jacques Urban-Galindo,
directeur du projet ingénierie numérique,
P.S.A. Peugeot Citroën, nous a parlé de la
manière dont il a mené à bien,
au sein d'une des plus grandes entreprises industrielles,
l'articulation entre les systèmes informatiques
de conception d'un véhicule et ceux d'aide à la
gestion des objets qui vont composer celui-ci une
fois conçu.
Deux mois plus tard, et pour mettre en lumière
cette fois la vision de l'entreprise, non pas comme un
ensemble de processus techniques, mais une communauté humaine,
Joël Frigière, directeur de programmes, Arcelor
University Management, lors de l'exposé « les
communautés de pratiques au service du business » a évoqué les
projets qu'il menait dans le domaine de la gestion des
connaissances et des compétences au sein d'un
autre grand groupe industriel.
De cette cohabitation entre hommes et techniques
au sein de l'entreprise, l'exposé du mois de mai
a donné une image synthétique particulièrement
forte, puisque Pierre Berger, vice-président et
rédacteur en chef, Association française
des sciences et technologies de l'information (ASTI),
nous a relaté et démontré ses
travaux ayant abouti à la réalisation d'un
robot-artiste peintre, lors de l'exposé : « Homme
et machine : maîtrise, compétition, convergence
? Le cas de la peinture, le robot-peintre Roxame »,
qui était un rapprochement saisissant entre la
capacité de calcul de la machine et la sensibilité créatrice
de l'homme.
C'était une parfaite introduction à l'exposé de
septembre, le premier en titre du groupe TISC,
le « Calcul
Littéraire » : vers de nouvelles pistes
pour construire les systèmes d'information, à l'occasion
duquel Jean Rohmer, expert en traitement de l'information,
Groupe Thalès, a tenté témérairement, à travers
cet oxymore, de montrer la nécessité de
chercher des pistes nouvelles pour aborder la complexité.
Enfin, l'exposé de novembre « Nouveaux outils
pour l'appréhension des systèmes complexes
: réseaux d'agents, vie artificielle, automates
cellulaires… » a permis à Alexandre
Makarovitsch, professeur associé à l'Institut
de mathématiques appliquées de l'Université Catholique
d'Angers, de nous faire une introduction précise
et exhaustive aux différentes approches, d'une
part de représentation et modélisation
des systèmes complexes, et d'autre part, aux différents
outils informatiques de calcul et de simulation associés.
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