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Par Jean-Louis Nicolet, expert honoraire
en maîtrise du risque et facteur humain
près
la Cour d'appel de Versailles.
Au cours des cinq réunions qui
se sont tenues, en 2005, à l'Institut Bull, le
groupe « Risques et Complexité » a
abordé trois thèmes principaux : les Organismes
Génétiquement Modifiés (O.G.M.),
le financement des entreprises via la bourse et l'intelligence économique.
L'impact de la révolution des O.G.M. en termes
de risques et bénéfices a été traité par
deux éminents chercheurs, Louis-Marie Houdebine,
directeur de recherche à l'Institut National de
la Recherche Agronomique (INRA), membre de la Commission
du Génie génétique et de l'Agence
Française de Santé et de Sécurité Alimentaire
(AFSSA) et Michel Caboche, directeur-adjoint du laboratoire
de biologie des semences et directeur de l'unité de
recherche en génomique végétale
INRA - CNRS de l'Université d'Evry. Tout deux
ont su avec clarté et des arguments scientifiques
démonter les fantasmes développés
par les opposants à cette nouvelle technologie.
L'analyse des risques liés à la complexité croissante
des mécanismes boursiers et au nombre d'intervenants
(sociétés de notation, banques, fonds
de pensions …) a été présentée
de façon très vivante et pédagogique
par Claude Alazard et Jean-Luc Charron, en utilisant
l'approche « maîtrise des risques » classiquement
appliquée dans le monde industriel. Ils sont
tous deux agrégés en finances et comptabilité et
responsables de l'enseignement du contrôle de
gestion en classes préparatoires au lycée
de Sèvres. L'exposé a montré clairement
que l'absence de mesures pouvait être à la
base des séquences accidentelles constatées.
Le thème « L'importance et l'impact de
l'intelligence pour la maîtrise des risques économiques,
voire technologiques dans nos sociétés
développées », a été traité avec
brio et humour par un membre de notre groupe, Christophe
Dubois-Damien. Prémonition ou non, à noter
que ce sujet va donner naissance en 2006 à un
nouveau groupe « Intelligence économique » conduit
par l'Amiral Pierre Lacoste.
Le dernier exposé de l'année a, lui aussi, été présenté par
un membre de notre groupe, Jean-Pierre Bombled, ancien
responsable des affaires nouvelles et de la recherche à EADS,
qui a su dégager de son expérience passée
et des travaux du groupe un certain nombre de propriétés
invariantes de la complexité avec leurs conséquences
opérationnelles. Ce travail de synthèse
constitue un premier jalon qui sera certainement très
utile lors de la rédaction d'un ouvrage prévu
d'ici deux à trois ans, issu des travaux du
groupe.
Après quatre années de fonctionnement,
le groupe estime qu'il reste encore un certain nombre
de thèmes à aborder, notamment liés à l'énergie,
pour mieux cerner la problématique qui est la
sienne, à savoir la relation risques/complexité.
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