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par Jean-Louis Nicolet, expert honoraire en
maîtrise
du risque et facteur humain près la Cour
d'appel de Versailles
Le groupe « Risques et complexité » a
abordé trois
thèmes principaux en 2007 :
- la Méthode de Conceptualisation Relativisée,
- les risques dans les tunnels autoroutiers,
- l’Etat de la Justice pénale en France.
1 - La Méthode de Conceptualisation Relativisée a é
té traitée par Mioara Mugur-Schächter,
professeur de
physique théorique, ancien directeur du Laboratoire
de mécanique quantique et structures de l'information
de l'Université de Reims.
Celle-ci a abordé les notions suivantes émanant
de ses
recherches : la découpe, qui concerne le mode de
séparation
d’une entité réelle pour en faire un
objet d’analyse ;
l’aspect, c'est-à-dire toutes les caractéristiques
qu’une
entité réelle peut manifester lors d’un
acte d’observation
réel ou supposé par exemple sa couleur ;
la valeur d’un
aspect, ou, en d’autres termes, toute spécification
supplémentaire
numérique ou pas qui singularise celui-ci, par
exemple la valeur rouge ; le regard, c'est-à-dire
le nombre
fini d’aspects étudiés ; etc ….
Mioara Mugur-Schächter nous a fait entrevoir certains
axes d’application de sa méthode dans le domaine
des risques et de la complexité.
2 - Deuxième thème : la maîtrise des
risques dans
les tunnels autoroutiers, a été traité au
cours de trois
séances par Jean-Louis Nicolet, expert judiciaire
près la
Cour d’Appel de Versailles, et Michel Quatre, Président
de la Commission nationale d’évaluation de
la sécurité des ouvrages routiers.
La présentation du délibéré rendu
le 27 juillet 2005
par le Tribunal de Bonneville faite par Jean-Louis
Nicolet a demandé, compte tenu de la richesse du
texte publié (627 pages), deux séances de
travail
(l’une en 2006, l’autre en 2007). Face à l’intérêt
que le
sujet a suscité dans le groupe, il a été décidé de
poursuivre
les travaux afin de savoir quelles avaient été les
conséquences de cet incendie sur la réglementation
relative à ces ouvrages.
C’est ainsi que Michel Quatre a montré comment,
suite
aux deux incendies survenus successivement dans les
tunnels du Mont Blanc en France (39 morts) et du Tauern
Autriche (12 morts), les Etats européens se sont émus
et
ont pris conscience du vide réglementaire existant.
Suite à
ce constat, des Commissions de sécurité ont été créées
afin de définir, après audit des différents
tunnels en
exploitation, les spécifications techniques auxquelles
de
tels ouvrages devaient répondre pour éviter
qu’à l’avenir
des drames similaires se reproduisent. Michel Quatre a
montré comment la législation avait évolué depuis
1999
tant au niveau français qu’européen
et ce, en explicitant
pas à pas les apports et les obligations de ces
nouveaux
textes.
3 – Compte tenu de l'intérêt suscité par
ce second
thème et des aspects judiciaires restés sans
réponse,
il a été décidé de traiter
de l’état de la Justice pénale en
France.
Ce thème a été traité par Jean
Michaud, Conseiller
doyen honoraire à la Cour de Cassation, ancien membre
du Comité consultatif national d’éthique
et Louis
Gondre, Conseiller doyen honoraire de la chambre
criminelle de la Cour de Cassation.
Les deux orateurs ont montré tour à tour, à partir
de multiples
exemples concrets, comment le législateur, en votant
de
nombreux textes concernant notamment : les droits des
victimes d’accidents collectifs (loi Badinter), la
responsabilité pénale
des personnes morales, les notions de causes directes et
indirectes et de fautes caractérisées
(la loi
Fauchon)…, avait permis de répondre aux multiples
critiques
faites à la justice pénale et ainsi de mieux
répondre à
l’évolution de la société au
cours des prochaines
décennies. |