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Archives de la Lettre de l'Institut
Sommaire n°3 juin 2002
 Editorial  Cerveaux et machines
 L'informatique vue par l'entreprise  Technologie pour l'informatique
 Risques et complexité  Ethique et technique
 Les services Web  
 
Cerveaux et machines
 


Des photons aux objets mentaux : comment s'opère la synthèse des éléments composites de la perception visuelle ?

Intervention de Jean LORENCEAU, directeur de recherches au CNRS.

L'image que notre vision nous donne du monde résulte des traitements effectués, dans le cerveau, à partir du cortex visuel primaire, par une trentaine d'aires visuelles distinctes, spécialisées dans l'analyse d'un aspect ou trait particulier comme la forme, le mouvement, la couleur, etc..

Comment, alors, se construisent les représentations unifiées d'objets que nous manipulons mentalement, sur la base desquelles s'organise nos actions dans le monde, et qui permettent une indexation sémantique et lexicale ?

Ce "liage perceptif", dans le cas des formes et des mouvements a fait l'objet d'une série d'études expérimentales, basées sur des méthodes psychophysiques. Les résultats montrent que notre capacité à grouper des mouvements élémentaires en un mouvement global et cohérent de formes visuelles dépend fortement de caractéristiques de bas niveau, telles que le contraste ou la vitesse des éléments en mouvement.

Elle dépend aussi d'informations de deuxième ordre, liées aux caractéristiques structurales des formes utilisées, telles que les jonctions locales entre contours et l'organisation spatiale de ces contours.
En revanche, les facteurs de plus haut niveau, tels que la connaissance préalable des formes présentées ou les facteurs attentionnels, n'ont que peu d'influence sur le liage perceptif.

L'ensemble des données conduit à l'idée que le liage perceptif résulte d'une compétition dynamique entre un processus d'intégration et un processus de segmentation des composants de la scène visuelle.

La qualité au service de l'entreprise

Par Michel JUST, ancien directeur, Citroën.

La Qualité d'un produit se définit par son aptitude à satisfaire le Client. C'est sur cette notion que le Japon fonda vers 1985 son agressivité commerciale.

Dès lors, par conviction ou par nécessité, la qualité devint un impératif pour tous.
Désormais, on ne vendra plus les produits par simple présentation mais en respectant de nouveaux critères.
Il faudra que le produit remplisse parfaitement sa fonction, qu'il soit attrayant, compétitif, livré dans les délais et qu'il séduise et fidélise le client.

Dans les grandes Sociétés, on développa les principes de base et les actions "qualité" :
- susciter une forte implication de la Direction,
- favoriser initiative et suggestions,
- créer des cercles de Qualité,
- pratiquer le Bench Marking,
- rédiger le plan de Qualité Totale,
- maintenir l'enthousiasme (forums, challenges).

L'enjeu étant important, il faut procéder rigoureusement, sans précipitation (réaliser l'assurance Qualité Fournisseur, former tout le personnel, être à l'écoute). La démarche Qualité modifie totalement l'esprit de l'Entreprise ; elle donne l'image d'une communauté qui a délibérément choisi l'excellence.