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L'article 1 des statuts de
l'Institut Fredrik R. Bull pour la réflexion et
la synthèse énonce que l'Institut " a
pour but de mettre en évidence les conséquences économiques,
sociales et humaines de l'emploi des techniques traditionnelles
devenues des techniques nouvelles depuis qu'elles sont
innervées par le traitement de l'information. "
Il fallait rappeler cette disposition pour la confronter
aux travaux réalisés au sein des différents
groupes. La plupart de ceux-ci ont mené des débats
autour d'exposés effectivement orientés sur
les techniques nouvelles et sur l'informatique. Ceci étant,
on a assisté à une certaine extension des
objectifs fixés par les statuts. Ce mouvement s'est
opéré dans la direction de la biologie et
du droit. Il a été approuvé par le
Président Hannoun lors de l'Assemblée générale
du 17 décembre 2002. On a eu un exemple lors du
brillant exposé du Pr Teboul qui a traité des
aspects de droit national et international en matière
de clonage.
Enfin le Pr Fiat a posé une question essentielle
: " la philosophie a-t-elle encore sa place dans notre
monde ? " dans une conférence où l'humour
du propos le disputait à la profondeur de la réflexion.
Faut-il regretter cette évolution ? non dans la
mesure où elle traduit une conquête de notre
société qui se développe depuis une
vingtaine d'années : la pluridisciplinarité.
Les progrès de la pensée et des réalisations
qui en procèdent ne sauraient désormais atteindre
leur plein effet qu'à la condition que soient abattues
les cloisons qui maintenaient dans leur isolement les sciences
et les techniques.
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