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Les Editions L'Harmattan
et l'Institut Fredrik R. Bull annoncent la publication,
sous la direction de Daniel Nicolas Laurent, de
Médecine
et technique
(232 pages ; 20 €)
Les très profonds changements survenus dans les
sciences médicales au cours des deux dernières
décennies ne sont pas seulement le fait des progrès
techniques, si considérables qu'ils soient, accomplis
dans les domaines d'application des sciences physiques,
biochimiques et biologiques. Si ces progrès ont
changé le visage de la médecine, vue de l'extérieur,
ils ont aussi créé le risque de la voir moins " humanisée " en
en distanciant l'objet, c'est-à-dire la personne
atteinte.
Un groupe interdisciplinaire de l'Institut Fredrik
R. Bull s'est donné pour tâche de remettre en débat,
sinon en cause, les modalités du raisonnement du
praticien. Il est apparu aussi nécessaire, du fait
même de l'amplification des coûts pour la société,
d'évaluer les conséquences socio-économiques
des mutations, liées à une demande accrue
de soins et de techniques dont l'origine ne se limite pas
aux changements démographiques, et notamment
pas au seul vieillissement de la population.
En amont des progrès que permettent les techniques
nouvelles, une approche " intégrative " des
désordres survenant dans les fonctions physiologiques,
leurs régulations et leurs modes de contrôle,
reste à bâtir, à partir d'un raisonnement
fondamental et théorique qui devra subir l'épreuve
de la validation.
Il est indispensable de privilégier les fondements
de la démarche médicale, conjuguant aux observations
sensorielles et aux données instrumentales, le raisonnement
physio-pathologique et les acquis d'une pratique d'expérience,
mais aussi un souci d'efficacité.
A cette exigence intellectuelle, doit s'associer
un sens aigu de responsabilité individuelle.
Les Editions L'Harmattan
et l'Institut Fredrik R. Bull annoncent la publication,
sous la direction de Raymond Moch, de
Informatiser la
prise de décision
?
(251 pages ; 22,50 €)
Aucun ordinateur ne saurait vous suggérer l'instant
propice pour effeuiller une marguerite.
Si les choix importants ne peuvent être que du ressort
d'un individu doté de libre-arbitre et d'intuition,
la machine programmée par l'homme peut mettre en
forme les instructions qui traduisent dans le détail
les opérations à effectuer pour exécuter
la décision initiale.
Capable d'extrapoler et d'anticiper, la machine pourra
ainsi envisager les conséquences prévisibles
des différentes solutions possibles. Mais elle est
insensible à cet irrationnel qui -seul- conduit
les " grands patrons " aux grandes décisions.
L'ordinateur est donc un puissant outil d'aide à la
prise des grandes décisions, mais il serait dangereux
de s'en remettre à lui seul pour les prendre.
De nombreux exemples, tirés des activités
humaines les plus diverses, illustrent ces conclusions. |