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Par Jean Michaud, conseiller-doyen honoraire
de la Cour de Cassation ; membre du Comité consultatif
national d'éthique.
Le groupe « Ethique et technique » a été créé le
18 avril 2000. Depuis lors il a poursuivi son chemin
au fil des exposés présentés par
des personnalités extérieures ou, parfois,
par certains de ses membres.
Le terme « technique » a été interprété de
façon extensive par l'effet de sa coexistence
avec le terme éthique.
C'est ainsi que nous nous
sommes quelque peu éloignés de l'informatique
qui est au centre de nombre de travaux menés
par les autres groupes.
Nous avons utilisé le mot« éthique » en
tenant des propos qui eussent été mieux
précisés par celui de bioéthique.
Aussi, avons-nous pu débattre, entre autres sujets,
de génie génétique, de l'embryon,
de la brevetabilité du vivant, de greffe
d'organes ou de fin de vie.
Notre objectif n'était pas, en
effet, de traiter de l'éthique au sens traditionnellement
philosophique qui nous eût obligé à parcourir
de façon trop ambitieuse d'immenses territoires
de la pensée.
Nous avons voulu plutôt
réfléchir
sur les implications pour la société de
certains progrès scientifiques, en particulier
dans le domaine de la biologie. Il nous a fallu dans
cet esprit pénétrer sur le domaine du
Droit, en nous intéressant spécifiquement
aux « deux
côtés de la barre », pour reprendre
une expression qu'utilisent volontiers les familiers
des Palais de Justice.
Ainsi au cours de nos réunions,
qui se tiennent une fois tous les deux mois, beaucoup
de passionnants propos ont été échangés
sans que soit épargné l'orateur du
jour qui se voyait exposé sans ménagements à la
contradiction, à la critique pour finalement être
réconforté par un éloge mérité.
Mais il ne s'agissait que de paroles dont il eût été déplorable
que rien ne demeurât.
C'est pourquoi, à l'imitation
des autres groupes, le groupe « Ethique et
technique »a
entrepris de rassembler en un volume quelques unes
des contributions offertes par ses membres.
C'est
l'Harmattan qui a accepté de recueillir,
et d’éditer
ces textes, revus par leurs auteurs. L'ouvrage
ainsi réalisé prendra place dans
la collection des travaux de l'Institut Fredrik
R. Bull. Les mots tôt évanouis
ne suffisent plus. A « verba volant » nous
préférons « scripta manent ».
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